Avec la sonnette d’alarme suite à la COP21, nous n’avons plus le choix que de privilégier les nouvelles technologies vertes, censées nous permettre de décarboner nos énergies, réduire notre dépendance au pétrole, telles que les panneaux photovoltaïques, éoliennes, voitures électriques mais aussi tout ce qui est numérique rendant ces technologies plus efficientes. Ces dernières ont elles aussi besoin de matière première, les métaux rares par leur difficulté d’extraction aux fabuleuses propriétés magnétiques,catalytiques, optiques etc.. tellement essentielles que les industriels les appellent déjà « the next oil »
Ces métaux sont principalement utilisés pour leur propriétés magnétiques permettant la fabrication d’aimants (par exemple les moteurs des voitures électriques). Philippe Boulvais, géologue et maître de conférences à l’Université de Rennes 1 me précisait que les plus grandes éoliennes offshore contenaient entre 500kg et une tonne de néodyme, cependant on ne trouve en moyenne que 30g dans une tonne de roche.
Figure 2 : Philippe Boulvais, géologue
En 2018, il était estimé qu’environ 20 % de la production mondiale était utilisée à la production d’aimants.
Les batteries constituent la deuxième source d’utilisation des terres rares, avec notamment la montée en flèche de la production des véhicules électriques. Ces terres rares sont présentes dans les batteries de véhicules électriques à travers les aimants qu’elles contiennent mais également dans les véhicules hybrides.
Figure 3 : Aimant au néodyme
Ce sont toutes ces applications dans les nouvelles technologies vertes qui font que les terres rares sont aujourd’hui considérées comme les « vitamines de l’ère moderne » essentielles à la transition écologique, promettant d’atteindre les objectifs de Accords de Paris.
Sur le papier, l'utilisation des terres rares vend du rêve mais à quel prix?
Si les terres rares sont présentées comme un pilier incontournable de la transition écologique, leur extraction et leur traitement impliquent des conséquences environnementales majeures. Ces métaux, bien que stratégiques, posent des défis écologiques considérables, de la dégradation des écosystèmes aux pollutions durables qu’ils engendrent.