La demande en terres rares augmentant continuellement, l’extraction de ces dernières s’intensifie, demandant toujours plus de terres riches en terres rares, au détriment de ceux qui y vivent ou qui en vivent.
Les ressources en terres rares étant inégalement réparties, les terres qui en sont riches sont des denrées précieuses pour les producteurs qui se disputent ces parcelles. Cependant ces terres sont bien souvent déjà utilisées par quelqu’un qui y vit ou qui l’exploite mais face au géant de l’industrie des terres rares ces gens ont bien peu de pouvoir. Le Groenland est un parfait exemple de cette situation : à Narsaq, au sud du Groenland, une montagne semble abriter la deuxième plus grande réserve de terres rares au monde, un vrai trésor pour les industries, mais un cauchemar pour les habitants, majoritairement inuits de la région, qui doivent lutter contre les entreprises et les pays qui souhaitent exploiter leurs terres.
Ces terres sont vitales pour le Groenland puisque ce sont elles font partie des rares terres arables de l’île. Les bergers craignent particulièrement l’ouverture de ces mines, si elles ouvrent ils ne pourront plus travailler et devront partir. Cela représente au moins une dizaine de famille de berger avec des enfants, des femmes enceintes et des personnes fragiles qui se retrouveraient sans rien du jour au lendemain. Ce n’est pas le seul endroit où la population est menacée par l’exploitation des terres rares, et même une fois l’exploitation de la terre arrêtée, elle n’est plus du tout fertile.
Près de 8000 moutons paissent dans la région agricole de Qassiarsuk, là où le Viking Erik Le Rouge avait installé sa colonie il y a plus de mille ans. — © Rachel B. Häubi / Heidi.news.